Messe armenienne de noelesse armenienne de noel

Messe de Noël arménien à l’église St Gabriel-Archange de Grenoble

Messe du 6 janvier 2019. Captation audio réalisée en présence de la chorale de l’église et de son soliste et chef de chœur M. Koren Maden. L’office était célébré par le Père Babken Stepanyan. – Musicienne : Irina Rafayelyan – Captation, fabrication CD : l’équipe technique d’Images Buissonnières Production. Durée de l’oeuvre : 2 h 15
Produit en partenariat avec l’association Arménie Échange Promotion (AEP) et l’Église apostolique arménienne de Grenoble et des environs, ce CD est disponible à la vente auprès de l’AEP (courriel : catherine.aep@gmail.com).

A propos de l’Eglise apostolique arménienne et du Noël arménien

Une église orientale orthodoxe : celle du premier Etat chrétien de l’Histoire

Sur cette terre biblique qu’est le haut-plateau arménien (le Tigre et l’Euphrate y prennent leur source et le mont Ararat en est son plus haut sommet), les apôtres Thaddée et Barthélémy fondent au 1er siècle une église.
En 301, suite à la conversion de son souverain, le royaume d’Arménie adopte le christianisme comme religion officielle. Ce choix en fait le premier Etat chrétien de l’Histoire. En 555, l’Eglise apostolique arménienne se sépare de Rome. A travers les siècles, elle reste fidèle aux enseignements et rites de ses origines. C’est ainsi qu’elle a conservé la tradition de commémorer le 6 janvier à la fois la naissance du Christ; sa révélation au monde, (Théophanie ou Epiphanie), la visite des mages et le baptême de Jésus.

Le Noël arménien : une commémoration en plusieurs temps

  • Le jeûne de la Nativité commence le 30 décembre.
  • Le 5 janvier au soir, les fidèles se rendent à l’église pour célébrer « l’allumage des lanternes» ou chragaluis. Ils rapportent ensuite chez eux les lampes et les bougies allumées lors de la cérémonie « pour que la lumière du Christ les accompagnent toute l’année ».
  • Ils se rendent à nouveau à l’office le 6 janvier au matin pour une grande messe. L’office se conclut par la bénédiction de l’eau qui rappelle le baptême de Jésus dans le Jourdain. Les fidèles boivent cette eau bénite et l’emportent chez eux pour bénir leur maison et pour la distribuer à ceux qui n’ont pu assister à l’office.

La liturgie : sa langue et ses chants

Le rite arménien est attesté dès le Vème siècle. S’il subit des influences byzantines et syriaques au cours du temps, il demeure pratiquement inchangé depuis son origine.

Le grabar ou krapar est la langue de la liturgie

Langue indo-européenne ancienne, l’arménien demeure oral jusqu’au début du Vème siècle, le clergé utilisant des textes en syriaque ou en grec pour sa liturgie et les traduisant aux fidèles.
En 405, le moine linguiste Saint Mesrop (ou Machtots) crée un alphabet phonétique adapté à la langue arménienne de cette époque appelée elle-même krapar ou grabar.
L’arménien moderne s’écrit toujours avec cet alphabet dont la prononciation est restée quasiment stable. Et il est moins éloigné de l’arménien classique que le français ne l’est aujourd’hui du latin de l’Eglise catholique romaine.

Les chants

Au Vème siècle, le catholicos Saint Sahak structure la liturgie sous la forme de chants composés en rapport avec les fêtes chrétiennes : Noël, Pâques, Transfiguration, Ascension, Assomption… Appelés charagans, ces cantiques sont rassemblés dans un recueil : le charaganots. Leur composition, tant par des ecclésiastiques que des laïcs, s’étale jusqu’au XIIIème siècle.
La messe polyphonique apparaît bien plus tardivement, à l’ère moderne, avec les compositeurs Kristapor KaraMurza (1853 – 1902), Makar Ekmalian (1856 – 1905) et Komitas (1869-1935), également prêtre et ethnomusicologue.

NB : Images Buissonnières Production a également produit un CD de onze chants liturgiques arméniens.

L’église St Gabriel-Archange de Grenoble

En 2008, l’Eglise apostolique arménienne a acquis du diocèse catholique le bâtiment situé 1, rue Dupleix à Grenoble, le rebaptisant Saint-Gabriel Archange.
D’architecture très moderne, cette église en forme d’arche est contemporaine du Palais des Sports Pierre-Mendes-France, construit pour les JO d’hiver de 1968. Elle en reprend les codes architecturaux.

Les sources qui ont servi à rédiger l’article

Diocèse arménien de FranceChrétiens orientauxL’Arménie dans WikipediaLe rite arménien dans WikipediaL’arménien classique dans Wikipedia – Ouest France « J’ai fêté Noël chez une famille arménienne » – Entretien avec le père Kuregh.

 

Rédaction C. Roulet/ J. Posner – Images Buissonnières Production – Mars 2021.

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